Le Conseiller régional (Mr E. Cau)


Contexte:

Le 10 octobre 2012, le journal Le Parisien, publiait sur son site le résultat d"un sondage dont la question était la suivante: "Les Verts doivent-ils quitter le gouvernement?". 91% des internautes répondaient oui. Le Parisien titrait alors: "Les Verts n'ont pas la côte", un internaute s'exclamant, "il faut vermifuger le gouvernement!". Pas très fin, j'en conviens mais suffisamment bien vu pour en faire profiter Mr Emmanuel Cau, vice président très très Vert, de la région Nord-pas de Calais. 


J'ai donc eu droit à une leçon de morale comme seuls les écolos en sont capables, l'idée étant de me traiter quasiment de petit nazillon:

"J'espère que vous n'êtes pas  complètements conscient de ce qui transparaît de ce genres d'humour. Si vous l'êtes, c'est pire encore.
Je ne m'habituerai jamais à ce type de "message", même si depuis le début de mon engagement militant, j'en ai vu beaucoup (comme un jeu vidéo où tuer des juifs, tsiganes et écologistes rapportait beaucoup  de points. N'était-ce qu'un jeu ou de l'humour ?).
Dans tous les cas, veuillez Monsieur, me retirer de votre liste de diffusion à réception de ce courriel. 
En espérant sincèrement qu'à aucun moment de votre vie vous, personnellement ou plus collectivement, ne soyez la cible d'un groupe en ces termes très connotés. 
Les mots ont un sens, leur histoire et leur utilisation aussi
".


Ma réponse, bien que longue, avait pour objectif de rétablir un peu l'équilibre des indignations. Pas certain que cet idolâtre des éoliennes et de l'éco-conscience obligatoire ait lu ces quelques lignes.

 

 

 

 

 

 

 

13 octobre 2012.

 

Monsieur,

J’ai bien pris note de votre indignation, que je qualifie de sélective au sujet du commentaire d’un internaute concernant le sondage paru dans journal Le Parisien du  23 septembre 2012. Rappelons que 91% des répondeurs souhaitaient que les Verts quittent le gouvernement. Cet internaute s’exclamait : »il faut Vermifuger le gouvernement ! ». N’étant pas spécialement choqué personnellement par ce cri du cœur digne d’une fin de ripaille en salle de garde hospitalière (que j’ai assidument fréquenté), vous me traitez quasiment de nazi.

J’aimerai réellement, que pour une fois, vous me répondiez avec un argumentaire sérieux !

 

Les torts sont partagés mais l’extrémisme largement sous-évalué pour certains.

1°. A propos de la reductio ad hitlerum. Le journal Le Monde en 2010 sous la plume d’Hervé Kempf : « En 2010, on peut analyser les changements climatiques comme une invention de scientifiques malhonnêtes. L’histoire est faite de choix (…) Ceux qui font les bons paris. Il fallait choisir : Munich ou Londres : l’URSS ou le monde libre. Il faut choisir : les climato-sceptiques ou la communauté des climatologues. La comparaison est-elle exagérée, Non ». James Hansen, initiateur acharné mais non désintéressé du rôle de l’homme dans le changement climatique, n’hésite pas à comparer les trains chargés de charbon aux trains de la mort en route vers les camps d’extermination.

2°. A propos de notre horrible empreinte carbone. « Le seul espoir pour le monde est de s’assurer qu’il n’y ait pas d’autres Etats-Unis…Nous devons stopper ces pays du tiers-monde là où ils sont. » (Mickael. Oppenheimer, auteur coordonnateur du GIEC). Il n’y a pas de place pour les sociétés développées [1]. Le WWF, nouvelle sainte inquisition, se fait fort de vous cataloguer, à tous les coups dans la case des goinfres irresponsables. Voici les smicards culpabilisés ainsi que les Français moyens [2] .

3°. A propos de la goinfrerie des occidentaux. La frugalité, voilà ce qui va sauver la terre selon Kempf, « l’Afrique peut enseigner à l’Occident comment s’accommoder de la frugalité [3] », à raison de 25 000 décès quotidien liés à la sous-nutrition [4], ce continent, en matière de frugalité, s’appuie sur une expérience pédagogique inégalée… Kempf, se félicite que la récession (chômage, perte d’activité industrielle…) ait permis, divine surprise, des réductions d’émissions carbonées inattendues [5].

4°. A propos de l’écocentrisme qui a fait la peau de l’anthropocentrisme. Hans Jonas, théoricien du principe de responsabilité, déplore très souvent la « prolifération » de l’humanité et fonde son principe uniquement sur la peur [6]. Le Commandant Cousteau, icône des poissons et des crevettes, préconisait de réduire la population de 300 000 personnes par jour [7] sans nous préciser les moyens. « Si je devais être réincarné, je voudrais que ce soit sous la forme d’un virus mortel afin d’apporter ma contribution au problème de la surpopulation. » affirme en 1998 à l’agence de presse Deutsche Agentur Philippe d’Edimbourg l’un des fondateurs du WWF

James Loverlock, le père de l’hypothèse Gaïa, s’est prononcé pour une réduction de la population mondiale à 500 millions d’individus. Yves Paccalet, ex collaborateur du Commandant Cousteau, nous dit que « la disparition de l’homme, au fond serait une bonne nouvelle [8] ». Nettement plus social, votre ami, Yves Cochet, propose en 2009, une inversion du montant des prestations familiales à partir du troisième enfant au motif qu’un nouveau-né « aurait un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York [9] ». Tout le monde appréciera la précision du coût de la vie d’un gamin, certes parasite, mais un gamin tout de même…

La bombe P (P pour population), titre du livre de Paul Erlich, est une menace pire que la bombe A car « Il faut nourrir toutes ces bouches affamées… heureusement, les pauvres ne mangent pas beaucoup de viande, quand on sait qu’il n’y a rien de plus polluant [10] ». Quant à René Dumont, guide de l’écologie française, il soutenait une «croissance zéro» et surtout un malthusianisme radical affleurant chez vos amis de Nord-Nature Environnement (NNE) à la lecture du dossier »NNE 30 ans d’histoire ». « La démographie est un souci constant pour NNE. Le NPC a une forte densité de population, ce qui entraîne une trop forte consommation d’espace, d’eau, de production de nuisances et de déchets. D’où un déséquilibre permanent entre nature et besoins humains ». A la question que j’ai posée à sa présidente, « comment vous y prenez-vous pour réduire le nombre d’habitants? », a suivi un silence assourdissant.

J’arrête là ce florilège édifiant à côté duquel, »il faut Vermifuger le gouvernement ! », apparait tout de suite anecdotique, potache et digne d’une Une de Charlie Hebdo.

 

Tentative de réflexions phylosophico-sociologiques sur les origines de tant de haine.

Pour Jacques Julliard, « les fondamentalistes de l’écologie développent des tendances proprement religieuses ; ils diffusent un millénarisme catastrophiste et inquisitorial qui transforme le tri sélectif des ordures ménagères en religion du salut [11] » et l’éditorialiste de poursuivre « Il y a désormais deux écologies : l’une qui s’efforce de concilier la sauvegarde de la nature avec le progrès ; l’autre qui constitue un véritable tête-à-queue par rapport à l’humanisme occidental classique » et s’inquiète de « La réintroduction en contrebande d’une philosophie irrationaliste, anti-industrialiste, réactionnaire, à relent fasciste ».

L’écologie découle d’une conception romantique de la nature et d’un refus des lumières. Elle est une philosophie conservatrice, empreinte de pessimisme [12]. Vous refusez de faire confiance aux hommes et à l’idée du progrès. Le catastrophisme est votre unique moteur dénoncé depuis longtemps [13,14], mais dont le rejet se manifeste désormais ouvertement. « Le radicalisme écologique ambiant ne serait-il pas une mode, une idéologie dans l’air du temps, tout comme le fut le marxisme durant une époque ? Un faisceau d’indices va dans ce sens [12] ».

Pour votre mémoire, il existe au sein du mouvement écologiste des courants ouvertement antisémites [15]. Les écologistes allemands, votre référence absolue j’imagine, se placent implicitement dans une filiation heideggérienne qui soupçonnait la technique d’avoir entièrement arraisonné la nature au risque de dévaster le monde. Rappelons pour mémoire, que la structure fondatrice des Verts allemands en 1980, l’AUD, comprenait un nombre important de militants de la droite radicale. Ces derniers ont participés à l’élaboration du programme des Verts [16], et à la revue, Die Grûnen, qui a été dirigée un temps par les néo-droitiers allemands.

Tout ceci colle assez bien avec l’écologie radicale de Hans Jonas qui n’hésite pas à promouvoir une sorte de dictature éclairée, seule capable selon lui de défendre les droits de la nature. Cette approche est largement reprise par Dominique Bourg [17] (membre du Comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot) qui nous affirme, « qu’il existe une certaine incompatibilité entre l’écologie et nos démocraties représentatives…. Les questions environnementales sont inaccessibles aux sens, à la conscience « spontanée » du citoyen ». Au passage, Bourg nous prend pour des demeurés. Il convient d’ajouter à ce tableau, une montée en puissance des ONG environnementales.

 

La version rêvée de la démocratie pour les écologistes comme vous, consiste à confisquer la démocratie représentative et à laisser les ONG environnementales, sans aucune légitimité élective, bloquer toutes les décisions qu’elles jugent non conformes à la survie de la planète. Elles pourraient prétendre « parler au nom du bien public, pour une cause, et non pour quelques intérêts aussi limités que privés, sans pour autant être électoralement validés ». Le WWF, FNE ou la FNH, « sensibles à la beauté et à l’intégrité des choses naturelles » auraient une sorte de droit de veto sur toutes les décisions essentielles [18].

Rêve mis en application par exemple dans l’élaboration du SRCAE Nord-pas de Calais. Bel exercice de démocratie virtuelle, malgré un nombre élevé de réunions, les experts et cabinets d’études soigneusement choisis, porte ouverte aux promoteurs éoliens en particuliers, parole laissée aux ONG environnementales locales, opposants réduits à la portion congrue et les moins dérangeants possibles. Conclusion du SRCAE : beaucoup de bruit et d’argent pour pas grand-chose, aucun chiffrage pertinent, validation virtuelle via internet et donc non contraignante. Le Nord-pas de Calais se transformera en un gigantesque ventilateur pour le plus grand bonheur des promoteurs en général étrangers.

Plus récemment, Les Verts sont à l’origine d’un grave incident intervenu lors du vote à l’Assemblée nationale de la loi sur l’énergie dans la nuit du 4 au 5 octobre concernant les amendements sur l’éolien industriel. Tout ceci dans des conditions contraires aux règles de transparence et de la démocratie. Ceci a été dénoncé par l’opposition de droite et le front de gauche, chose rarissime. Ceci est le résultat du lobbying des promoteurs, de conflits d’intérêts, de l’opacité des circuits financiers, gabegie soutenu par votre parti.

 

Jean-Paul Besset, député européen EELV, nous affirme sans vergogne que « la démocratie n’a jamais été le moteur de la construction européenne ». L’urgence économique et écologique incline vers des solutions autoritaires et peu démocratiques. Votre ami communie avec enthousiasme pour une discipline budgétaire européenne et se permet de tenir ouvertement pour négligeable les électeurs et citoyens (Marianne n° 805) à qui par ailleurs il doit sa place de député nous dit Olivier Pierret (Marianne n° 808).

Il est normal que vous n’évoquiez pas l’écologie ethniciste basée sur le fédéralisme faisant la part belle aux régionalismes. Les écologistes ne parlent jamais de la nation. Rappelons, pour vous rafraîchir la mémoire, que dans la perspective des européennes de juin 2009, les têtes de listes d’Europe Ecologie (Cohn-Bendit, Duflot, Bové, Joly, Jadot, Durand) ont publié un manifeste intitulé « changer d’ère » dans lequel le groupe des Verts au parlement européen souhaitait l’éclatement des Etats-nations au bénéfice d’euro-régions ethniquement homogènes et disposant de pouvoirs d’états fédérés. Un tel discours ethnicisant est finalement curieusement gommé des écrans radar. Remarquons que Cohn-Bendit a pris ses distances avec cette approche.

 

Science et conscience, mais pas trop tout de même !

La novlangue écologiste est un illusionnisme qui masque vos contradictions et vous permet de dire et de soutenir tout et n’importe quoi au nom de dogmes toujours non démontrés ou faux. Michelle Rivasi, députée européen EELVV, affirme sans rire sur la chaîne de télévision LCP que les 23 centrales au charbon en construction en Allemagne dans la plus grande discrétion chargées d’éviter le black-out promis grâce à l’intermittence des éoliennes et du solaire ne seront pas polluantes. Elle cautionne donc le grand retour du charbon, pourtant assimilé au mal absolu en son temps par les écolos franco-allemands.

Vous escamotez le débat scientifique de fond, en jouant sur les peurs, en disqualifiant les sceptiques, l’expertise, la recherche et les chercheurs, les agences de contrôle et/ou d’évaluation. Instillons le doute partout, un boulevard va s’ouvrir pour nous. L’ignorance scientifique et son corollaire, l’absence d’esprit critique, sont pour vous des alliés indispensables. « Vu son emplois illusionniste du vocabulaire scientifique, il semble évident qu’au lieu de mettre en lumière, l’écologiste déracine des représentations collectives pour les remplacer par les siennes [19] ».

L’origine du changement climatique en est le meilleur exemple. La remise en cause de son origine anthropique est évidemment cruciale pour les écologistes qui risquent de perdre toute emprise sur la société. Peu importe que la température globale soit stable depuis 15 ans (source : Hadcrut et RSS) malgré l’augmentation de la concentration atmosphérique en CO2, que les océans sont en léger refroidissement depuis 2003 (mesures des 3300 sondes Argos, de la surface à – 1000 m), les résultats dérangeants de l’expérience CLOUD réalisée sous l’égide du CERN, que l’influence directe de l’augmentation de la teneur du CO2 depuis le début de l’ère industrielle sur la température globale est de + 0,30°C selon la loi Myrhe-Stéfan, et que la part du CO2 d‘origine anthropique est de 10% de ces 0,30°C soit 0,03°C sur le réchauffement climatique [20] !

Toujours est-il que le débat scientifique à ce sujet est purement et simplement escamoté par les partis écologistes et leur courroies de transmission que sont les ONG environnementalistes. Les médias ânonnent toujours la même musique sans jamais oser donner la parole à des scientifiques qui n’entrent pas dans le moule du GIEC. L’écologiquement correct est pour le moment le plus fort.

Comme le souligne Stéphane François [12], « la prise de conscience écologique est positive tant qu’elle ne se transforme pas en un terrorisme de l’écologiquement correct, en un antimonothéisme, en un naturalisme radical antihumaniste ou en un antimodernisme technophobe ».

C’est pourtant ce qui se déroule sous nos yeux en ce moment avec l’affaire du mais NK 603. Tous les ingrédients du débat scientifique sacrifié sont présents alimenté par les médias trop heureux de faire du chiffre : opération de communication, fraude scientifique où la méthodologie sert à conforter des résultats écrits d’avance, financements opaques et intéressés de la grande distribution, s’insurgent des chercheurs de l’INRA, du CNRS où de l’Inserm, forcément corrompus et baignant dans le conflit d’intérêt, à la différence bien sûr de Seralini [21].

Le simplisme est érigé en mode de pensée, tout doit être noir ou blanc. La chimie et les OGM sont forcément des armes de destruction massives bien que la complexité de leur objet d’étude est énorme (Toxiques ou pas ? On n’en sait rien, Science&Vie, septembre 2012). Finalement, après des années de terreur savamment entretenue, les nitrates seraient bons pour la santé (Science&Vie, octobre 2012) !

En attendant, toujours drapés dans un moralisme inoxydable, les écologistes politiques dont vous faites partie, sont les fossoyeurs de pans entiers de l’excellence et de la recherche scientifique française qui perd ses meilleurs chercheurs et sa place sur l’échiquier mondial (biotechnologie, recherche en nanotechnologie, recherche en physique nucléaire et ses filières…). Bravo pour votre clairvoyance.

 

Ecologie politique, barnum, cris, chuchotements et conflits d’intérêts.

En tant qu’électeur de gauche, j’ai voté Mammère lorsque Jospin nous a affirmé que son programme n’était pas de gauche. J’ai à nouveau voté écologiste aux dernières Européennes. Confronté à un projet éolien, filière que vous idolâtrez en justifiant, toujours au nom du « il faut sauver la planète », la dérive spéculative éhontée, j’ai pu apprécier à sa juste valeur les mensonges idéologiques, politiques et financiers dont sont capables vos élus. Le cirque puéril des écolos français à l’issue de la présidentielle, plus préoccupés de la lutte des places que des classes a fini par me dégoûter de ce mouvement. Leur comportement depuis lors, justifie amplement ce rejet. Apparemment, je ne suis pas le seul.

Je n’évoquerais même pas la cuisine politicarde de Duflot et de Placé qui finissent d’écoeurer ceux qui auraient aimé un changement de régime de la part d’une formation politique qui prétend renouveler le genre depuis trente ans mais qui en a hérité les pires travers. Résultats sans appel dans le sondage évoqué plus haut. Bref, EELV a réussi a sinistrer l’écologie politique et à désespérer beaucoup de ses adhérents, le nombre d’adhésions est d’ailleurs en chute libre aux dernières nouvelles. 

J’apprécie beaucoup que vous me donniez des leçons de morale mais n’ébruitons surtout pas les conflits d’intérêts de certains écologistes.

J’aimerai avoir votre sentiment sur le cas d’Eric Loiselet, responsable du Comité d’Orientation politique des Verts, lobbyiste pour une grosse boite américaine, Burson-Marsteller qui a pour clients, Danone, Saint Gobain, Total et Monsanto ! Son rôle étant de jouer les passerelles entre industriels et écolos, tout en mélangeant les genres et en se vautrant dans le Greenwashing [22].

A l’international, Sven Teske, coordinateur de Greenpeace pour les questions climatiques, a élaboré le seul scénario apocalyptique d’élévation des températures globales retenu au sein de 245 scénarii issus des ordinateurs du GIEC. Toute idée d’une commande du GIEC à Greenpeace est évidemment d’une perversité évidente. Teske s’est insurgé à la lecture d’un article paru dans The Economist, critiquant le montant injustifié des subventions au photovoltaique en Allemagne. Tout s’éclaire lorsque l’on sait que Sven Teske se comporte comme un lobbyiste patenté de l’industrie photovoltaique en publiant de nombreux papiers publicitaires pour le compte du groupe de pression intitulé « European Photovoltaic Industry Association ». « C’est donc un dirigeant officiel de Greenpeace, payé par le lobby de l’industrie photovoltaique, qui est à l’origine du seul scénario affirmant contre toute évidence que près de 80% de l’énergie de la, planète pourrait être fourni en 2050 par les énergies renouvelables [23,24] ». Hé oui, il n’y a pas que ces affreux lobbyistes du pétrole. Quant à affirmer que les éoliennes et les panneaux solaires vont permettre de produire 80% de notre énergie, c’est prendre ses désirs pour des réalités et vouloir nier les lois élémentaires de la physique.

Evidemment, impossible de résister à l’affaire mettant en cause Florence Lamblin, élue EELV du XIII° arrondissement de Paris. A ce stade de l’affaire il serait risqué d’émettre le moindre avis sur son implication dans le blanchiment de 40 millions d’euros. Cependant, selon son avocat, «s’il y avait quelque chose, ce serait tout au plus le fait de ne pas avoir déclaré 350 000 euros à l’ISF» en parlant de son compte en banque suisse. Les smicards apprécieront le «tout au plus» de Mme Lamblin adepte semble-t-il de l’évasion fiscale durable.

 

Conclusion.

Contrairement à ce que vous annoncez,  je suis totalement conscient de que je viens d’écrire, certes avec beaucoup de difficulté, n’ayant vraisemblablement pas votre niveau intellectuel.

Toujours est-il que les deux neurones et les trois synapses qui me servent de cerveau, m’interdisent de voter FN où d’offrir à mon fils les jeux vidéo que vous décrivez dans votre courriel.

Evidemment, comme vous le souhaitez, je ne permettrais plus de vous adresser le moindre courriel. La fuite est plus confortable et semble être une constante chez les écologistes politiques qu’il m’a été donné de côtoyer

 

Thierry Levent

 

Bibliographie:

1.  Michel Pruneau; La dérive écologique. 2010 Transit Editeur.

2. Pascal Acot. Climat, un débat dévoyé ? Edition Armand Colin, 2010.

3. Le Monde , 28 juin 2009.

4. Données issues de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’Agriculture (FAO).

5. Le Monde, 24 novembre 2009.

6. Jean de Kervasdoué. La peur est au-dessus de nos moyens. Pour en finir avec le principe de précaution. PLON , 2011.

7. Courrier de l’Unesco, novembre 1991.

8. Gilles Finchelstein. La dictature de l’urgence. Fayard, 2011.

9. Gérard-François Dumont, in Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête. 15 grands scientifiques géographes nous rassurent sur notre avenir ; Lattès, 2010.

10. Iegor Gran. L’écologie en bas de chez moi. POL éditeur, 2011.

11. Jacques Julliard, « Non à la déesse Nature ! », Le Nouvel Observateur, 3 décembre 2009

12. Stéphane François. L’écologie politique. Une vision réactionnaire du monde ? Editions du CERF, 2012.

13. Ronald bailey, Eco-Scam. The false Prophets of Ecological Doom, New-York, St ; Martin’s Press, 1992.

14. Umberto Eco, “Le nouveau Moyen Age”, La guerre du faux, Paris, Grasset, 1985, p 81-82.

15. Gilles Finchelstein. La dictature de l’urgence. Fayard, 2011

16. Pierre Milza, L’Europe en chemise noire. Les extrêmes droites en Europe de 1945 à nos jours, Fayard, 2002, p. 219

17. Entretien avec Dominique Bourg, « Démocratie, le défi écologique », Les grands dossiers des Sciences Humaines n°19, juin-juillet-août 2010

18 Gil Rivière-Wekstein, « Bio, fausses promesses et vrai marketing », Le Publieur, 2011

19. Sergio Dalla Bernardina, L’utopie de la nature, chasseur, écologiste et touristes, Paris, Ed Imago, 1996, p. 249.

20. Jean de Kervasdoué, « Pour en finir avec les histoires d’eau. L’imposture hydrologique ». Editions Plon, 2012.

21. Marianne, 29 septembre au 5 octobre 2012.

22. Le Canard enchaîné, mercredi 26 septembre 2012.

23. C. Gérondeau. Ecologie, la fin. Editions du Toucan, 2012.

24. S. Furfari. L’écologie au pays des merveilles. François Bourin Editeur, 2012.

25. La Voix du Nord, dimanche 14 octobre 2012.