Profil


Pierre Beslu a fait des études de physique à l’université de Marseille. Il entre au commissariat à l’énergie atomique d’abord à Fontenay aux Roses  puis Saclay et enfin Cadarache où il étudie, afin d’en limiter l’impact, la contamination des circuits primaires des réacteurs à eau sous pression puis la corrosion des alliages base Zirconium. Ce travail l’amène à fréquenter en particuliers ses homologues d’EDF et de Framatome (AREVA) mais aussi américains de Westinghouse et de l’EPRI.  Il devient Membre de 1989 à1991, du Technical Advisory Meeting d’un des Laboratoires du Massachusetts Institute of Technology (MIT) en tant qu’expert scientifique.

 Il a été successivement Chef du laboratoire d’études de la contamination des Circuits, Chef du Service d’Etudes des Combustibles et Assemblages, Chef du Projet « alliage du Zirconium », adjoint au chef de Département d’Etudes des combustibles.

Nommé ensuite à la tête du Département d’Etudes des déchets, il est aussi de 2001 à 2004, coordonnateur technique du secteur « déchet » dans le cadre de la coopération franco-chinoise CAEA/CEA. Pour ses travaux sur la contamination des circuits, il a reçu en 1990 le prix de la Société Française d’Energie Nucléaire.

Actuellement à la retraite, il est un des secrétaires de la SFEN /PACA et il agit en tant que tuteur universitaire pour les étudiants en alternance du Master « Prévention des Risques et Nuisances Technologiques » ( PRNT) de la FAC de pharmacie de Marseille et également pour  l’Ecole d’Ingénieurs (Matériaux) SEATECH de Toulon, école pour laquelle il donne un cours concernant la corrosion dans les REP.

Auteur de deux livres :

L’un publié à EDP Sciences  et qui a pour titre « Corrosion des circuits primaires dans les réacteurs à eau sous pression ».

Le deuxième sur le climat aux éditions Mélibée sous le nom de Maurice Hadrien «CO2 coupable ou non coupable?»

Réaction à la publication des rapports 2 et 3 du GIEC.


Le déferlement médiatique qui a suivi la sortie des rapports 2 et 3 du GIEC en France ne semble soulever aucune controverse.

 

On constate qu’à l’étranger, la publication des rapports des groupes 2 (les conséquences) et 3 (les remèdes) et surtout du "Résumé pour les décideurs" du GIEC a soulevé de vives critiques de la part d'un certain nombre de scientifiques et même de certains medias. (En France c’est pratiquement l’unanimité en tous cas dans les medias). Malgré cela, il faut faire la différence entre le "Résumé pour les Décideurs" rédigés par des représentants politiques délégués par chaque nation participante au GIEC et les rapports complets rédigés par des scientifiques. Or les rapports complets sont relativement peu alarmistes et plutôt en retrait par rapport aux précédents contrairement à ce que clament les medias français.

 

J’ajoute que les rapports des groupes de travail WG2 et WG3 n’ont de valeur que si le rapport du WG1 est vrai. C'est-à-dire si l’origine anthropique du réchauffement est prouvée. Or ce n’est pas le cas non seulement d’après moi mais même d’après le GIEC. Ils ont beau augmenter arbitrairement et sans aucun fondement physique ou mathématique la confiance qu’ils accordent à leurs prédictions, ils ne sont pas encore à 100%. Au contraire la fourchette des prévisions s’élargit et le GIEC n’exclut pas que l’augmentation de température en 2100 ne soit que de 1.5 °C donc d’après eux-mêmes supportable (remarquons qu’on ne parle  que de la fourchette haute qui n’est pas plus probable que la fourchette basse d’autant qu’il est facile de démontrer que la donnée d’entrée des codes GCM qu’est la concentration de gaz carbonique déduite des hypothèses élevées mais possibles de rejet de CO2  au-delà de 2030 par l’homme est basée sur un temps de séjour de ce gaz dans l’atmosphère en contradiction totale avec les observations globales comme avec les déterminations obtenues à partir de plusieurs mécanismes différents et indépendants-Voir mon livre CO2 coupable ou non coupable).

A noter néanmoins que cette fourchette haute a baissée entre 2007 et 2013 (le scénario le plus pessimiste conduisait en 2007 -A1F1- à 6,4 °C max en 2100 alors que dans le dernier rapport, la température max n’est que de 5.5°C pour le scénario RCP 8.5 au même moment) donc les media se trompent bien  en parlant d’aggravation.

 

Etonnant et jamais mis en avant bien entendu par les thuriféraires du GIEC, les modèles GCM n’ont pas été capables de prévoir l’évolution de la température à la surface de la terre et dans la troposphère lors du premier rapport entre 1991 et 2014 et lors du quatrième de 2007 à 2013 (ils ne sont d’ailleurs pas non plus capable de reconstruire, a posteriori, cette évolution sauf pour rajouter l’effet des éruptions volcaniques comme celle du Pinatubo ce qui est relativement aisé à réaliser a posteriori mais surtout qui n’a rien à voir avec l’effet de serre) et on doit croire et admettre ce qu’ils prévoient de plus extrême vers le haut en 2100 ! (voir les deux figures ci-dessous).

De plus ce rapport ne fait qu’une place très restreinte aux mécanismes naturels dans l’évolution du climat pourtant évidente (cycle de 60 ans etc.). Autre exemple : l'augmentation invoquée et incertaine  du contenu calorifique des océans ; comment être affirmatif devant un réchauffement de l’ensemble des océans de quelques centièmes de degrés et de plus croire que de telles fluctuations si elles sont réelles, ne peuvent pas être naturelles.

 

Mais il y a mieux, le rapport des décideurs du WG2, étrangement lui fait références aux causes naturelles : « Le changement climatique peut être causé par des processus internes naturels ou des forçages humains, solaires ou volcaniques. […] Notez.. que la convention sur le changement climatique, dans son article 1, fait une distinction entre le changement climatique attribuable aux activités humaines altérant la composition de l’atmosphère et la variabilité climatique attribuable aux causes naturelles" (voir le texte anglais ci-dessous)

La définition du Changement Climatique par le groupe 2 est par conséquent presque en opposition avec celle du groupe 1 en laissant implicitement entendre qu’on ne sait finalement pas rendre au CO2 ou au soleil la part qui leur revient. Je constate que  les media n’ont pas relevé ce point.

Quant au groupe 3, attention de ne pas dériver en proposant des solutions techniques qui seraient inutiles ou coûteuses comme la captation du gaz carbonique ou plus dangereuses que le mal (s’il existe).

N’oublions pas non plus que « de 1998 à nos jours, l’homme a émis le tiers de toutes les émissions humaines  de CO2 depuis le début de la Révolution industrielle. Or, pendant cette période, la température s’est stabilisée. Il est difficile d’expliquer  cette croissance sans précédent des émissions de CO2 (du moins anthropiques)  et cette non augmentation de température ; les modèles du GIEC, on l’a vu n’y parviennent pas !

 

Et pour conclure, je me rangerai volontiers même si c’est méchant sur ce qu’écrit le canadien Ross Mc Kittrick "Le rapport SPM en quelques mots : Depuis que nous avons commencé en 1990, nous avons vu juste pour l’Arctique, faux pour l’Antarctique, faux pour la troposphère tropicale, faux pour la température de surface, faux pour les ouragans, faux pour l'Himalaya, faux pour la sensibilité climatique. Nous sommes dans le brouillard au sujet des nuages et inutiles au sujet des tendances régionales. Et au vu de ces constats, nous sommes confiants à 95% d’avoir raison." Et je citerai aussi volontiers Richard Lindzen, climatologue du MIT : « en attribuant le réchauffement aux humains, ils dissimulent le fait que ce réchauffement a été petit et que ceci est totalement cohérent avec le fait qu'il n'y a aucune raison de s'alarmer à ce sujet. Il est tout à fait étonnant de voir les contorsions auxquelles le GIEC est obligé de se livrer pour maintenir en vie la perpétuation des objectifs climatiques internationaux. » (traduction du site pensée unique)

 



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Hé bien non, il suffit de savoir analyser les données.
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