Profil


Pierre Bouteille .

Formation : HEC 71.

Carrière : expérience internationale de directeur commercial et marketing dans plusieurs grandes sociétés industrielles. Intérêt pour la cybernétique et à l’ergonomie.Il a fait la première partie de sa carrière dans la Division verrière du groupe BSN, en grande export puis en tant que directeur régional grands comptes [participation à la cession & fusion de plusieurs Départements.]Rejoint ensuite Flo-Pak Int’l, fabricant californien d’emballages de transport [qui s’est spécialisé dans la vente ‘lame & rasoir’ B2B], devient Directeur du Développement Europe en charge du Marketing Stratégique. A cette occasion il a subi le Protocole de Montréal de 1987 (CFC et couche d'ozone) et l'Ordonnance Töpfer de 1991 (Dual System Deutschland), mis en place une communication de crise, a été VP Recyclage de la Plasturgie de 1992 à 1994, et s'est impliqué depuis lors dans le développement durable économiquement viable.Il est aujourd'hui consultant en gouvernance.

Réflexions sous la douche...


Réflexions sous la douche (une fois de plus)

J'ai été pris de vertige par la masse d'informations qu'il m'a fallu ingérer (digérer ?) ces dernières semaines, de façon quelque peu répétitive sur le fond mais utile à la maturation :

1.     arguments parfois redondants de notre part, car expressions différentes ou affinées des grands phénomènes de base ; c'est sûrement scientifiquement justifié, mais la lecture "grand public" en devient pénible,

2.     arguments circulaires, pétitions de principe et incantations émotionnelles de la part des carbonistes et de leurs complices ; intellectuellement inacceptables et humanitairement suicidaires car on se détourne des vraies mesures préventives à prendre, s'il en est ; et c'est là que le politique devrait être interpellé, si on peut amener les media à en prendre conscience => efforts "pédagogiques" pour les amener de notre côté.

 

Je propose qu'on en reste à quelques idées-force simples et illustrées, en en réservant les développements scientifiques et les polémiques subséquentes à des phases ultérieures de réponses aux objections. Si vous en êtes d'accord :

    Il n'y a pas de réchauffement climatique mais des variations naturelles liées essentiellement aux grands courants océaniques et à l'activité solaire. Donc on n'y peut rien, sinon tenter de les prévoir (principaux cycles identifiés) et de s'en accommoder,

    Les 70 (?) modèles de l'IPCC, déjà incapables de rétro-prédiction (la plus récente : le refroidissement des années 40 à 70, en plein boom économique donc anthropique, où l'on craignait un petit âge glaciaire) n'ont rien vu venir de la "vérité dérangeante" du plateau/refroidissement en cours depuis 2003 sinon même 1997,

    Il n'y a pas d'effet de serre car il n'y a pas de vitre,

    Le CO2 n'a d'influence climatique que négligeable car il est quantitativement insignifiant, il a un temps de séjour limité à quelques années, l'anthropogénique n'est pas différent de l'atmosphérique naturel, et il est constamment recyclé par végétation, sols et océans ; "Tu es eau et carbone et tu redeviendras eau et carbone",

    D'ailleurs bonne nouvelle, que l'on n'aurait jamais dû perdre de vue : le CO2 n'est pas un poison mais est indispensable au cycle végétal (cf serres hollandaises),donc à la vie animale et humaine. Il ne faut surtout ni le piéger ni le stocker, la nature s'en charge avantageusement,

    Quant à l'acidification des océans, nouveau cheval de bataille en gestation des carbonistes qui constatent à regret l'absence de réchauffement, il ne s'agit que d'une éventuelle et insignifiante neutralisation sans incidence sur la biodiversité comme le prouve la variété des situations réelles déjà obervées.

Et si l'on s'arrête là, à voix haute montre en mains : 1'45".

 

Peuvent ensuite s'ouvrir à la demande les tiroirs suivants :

    toute la batterie d'explications techniques, chiffres, équations et graphes que toi et ton cercle d'ingénieurs avez réunie,

    toute la décrédibilisation des faux modèles, crosse de Mann, erreurs de mesure, absence de "hot spot", "peer reviews" individuelles, montée des eaux erronée d'un facteur 10 à 100, submersion des îles à la Al Gore ou des lagunes à la Lionel Zinsou, ours blancs menacés, glaciers des Bossons vs Patzelt, confusion entre Arctique et Antarctique, décalage de 6 à 800 ans entre températures et taux de CO2, accélération des cyclones et canicules, et autres manipulations myopes pour ne pas dire aveugles, pourvu qu'on ait "le poids des mots et le choc des photos" à la Paris-Match, nonobstant l'absence de consensus (même chez les carbonistes !) sur le rôle des nuages : rétroaction positive ou négative (une paille) ?

    on en arrive au mieux à la savoureuse conclusion de Christian sur la flatterie de nos egos, 

    d'où hypothèses (pour être prudents) sur l'implication d'une bureaucratie tentaculaire et sans vergogne (regulating class) et les intérêts éventuels d'acteurs économiques espérant bénéficier de la fiscalité afférente (voir infra formulations plus polémiques).

    à ce propos, opposer quand même le colloque « Vérités scientifiques et démocratie » (tout est dans le titre, à l'évidence désabusé L) organisé en déc 2011 par Bernard Accoyer et Catherine Bréchignac et retransmis sur le site de l'Assemblée Nationale ; or ces deux Pdts ne se veulent pas polémistes.

 

Et on en vient tout doucement aux arguments vraiment polémiques, pour la bonne bouche, s'il faut entrer dans ce type de rhétorique :

    Il n'y a pas d'Experts dans la désignation fondatrice de l'IPCC = Intergovernmental Panel on Climate Change. C'est un abus de langage de la traduction française. Le schisme entre scientifiques et politiques a d'ailleurs atteint son paroxysme avec le Climategate et les rodomontades sarkœuropéennespathétiques de Copenhague en 2009.

    L'ordre de mission fondateur de l'IPCC consiste à examiner les changements climatiques anthropogéniques. Pour la défense de ses valeureux contributeurs, il ne leur est donc pas demandé d'en étudier les changement naturels, même s'ils sont infiniment plus importants.

    L'alarmisme et le catastrophisme ne sont pas des arguments, mais le mot d'ordre d'un Pdt de l'IPCC était : « If we don’t announce disasters, no one will listen ». Au pire ils font prendre les mauvaises décisions, p.ex. gouffre abyssal des énergies alternatives inefficaces, illusions perverses du tri sélectif ménager, transports collectivistes et cubes à roulettes électriques tous justifiés par une moindre "empreinte carbone", confusion entre pollution urbaine et climat, développement durable voué à l'échec car en faillite économique donc prétexte à taxations exponentielles, mythe vert destructeur de vrais emplois, omerta imposée aux actifs dont le gagne-pain dépend de l'anthropisme des thèses qu'ils doivent défendre.

    Tout cet angélisme (pour être gentil) coupable (pour être cynique) est consternant, car contre-productif dans la compétition mondiale.Il n'y a plus guère que l'Europe, et surtout la France, pour croire à cette supercherie du réchauffement anthropique ; ainsi que les désargentés majoritaires à l'ONU, notamment les "submersibles" précités, pour tenter d'en tirer profit en tendant la sébile, encore dernièrement à Varsovie (où la Chine s'est rangée dans le camp des sous-développés pour bénéficier des transferts Nord-Sud : bien joué pour torpiller l'imposture !) ; et les divers parasites, industriels et consultants, qui trouvent un intérêt économique à se greffer sur les pompes à phynances subséquentes espérées. Le reste du monde n'en croit pas un mot et rigole à nos dépens, cf son refus catégorique d'adopter la taxe carbone aérienne de la commissaire politique européenne Connie Hedegaard ; enfin le marché européen des droits carbone est mort.

    A l'inverse, la liste s'allonge des pays qui abandonnent leur taxe carbone et toute subvention aux gabegies vertes ; + revirements à mots couverts de J.Louis Dufresne, prudence verbale d'Hervé Le Treut et autres ; + productivité agricole accrue et reverdissement de zones arides.


Forum OECD


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Les premiers membres du club des GIECosceptiques se souviendront de mon alarmisme lorsque j'avais visionné la 1' 47" de video d'Angel Gurría figurant ci-dessous dans la première annonce du Forum de l'OCDE 2014. J'intervenais immédiatement auprès de l'organisateur sur le thème :

Peut-être rendrait-on service à Angel Gurría en lui faisant prendre conscience qu'il s'engage sur une piste obsolete et même fallacieuse en évoquant le "0 émission" à l'horizon 2050 via des "price on carbon, price on emissions that hang in there", tous boulets qui handicapent l'Occident donc l'OCDE dans la compétition mondiale ? Il reconnaît d'ailleurs le "world of relative abundance of fossil fuels" qu'annonçait Fatih Birol au Forum de mai 2010, sans arriver à résoudre la contradiction entre compétitivité et vertu proclamée."

Mon intervention fut-elle efficace ? D'autres voix se sont-elles jointes à la mienne ? Toujours est-il que je vous faisais part quelques mois plus tard du rétropédalage de l'OCDE, car le réchauffement climatique avait disparu du pré-programme de l'invitation officielle, et j'en croyais à peine mes yeux. Eh bien c'est confirmé : le Forum vient de s'achever, dont les thèmes de cette année étaient :

- ‘RESILIENT ECONOMIES FOR INCLUSIVE SOCIETIES’ (nouveau dogme : ‘LA REDUCTION DES INEGALITES, MOTEUR DU REBOND ECONOMIQUE’),

- Extension du périmètre de lOCDE à lAsie du Sud-est (Indonésie, Philippines, Myanmar, Laos, Cambodge), le Japon jouant cette année un rôle important de puissance co-invitante.

 

Je vous joins mes notes et impressions, complétées par d'autres amis invités :

- la bonne nouvelle, c'est que l'imposture du réchauffement a effectivement disparu de l'ordre du jour, même entre les lignes : pas un mot à son propos,

- l'autre bonne nouvelle collatérale, c'est que les Japonais ne parlent pas ou plus de "l'accident nucléaire de Fukushima" comme on nous le rabâche, mais du "séisme/tsunami du Toroku", ramenant les risques et victimes à leur juste proportion,

- la mauvaise nouvelle, c'est que le climat n'a pas été remplacé par le sujet beaucoup plus capital et géopolitique de l'énergie, au-delà des tribulations fiscalo-écolo-bobos de la transition à l'allemande ou à la française. Or l'AIE/OCDE est on ne peut mieux placée pour le faire.

 


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