Préambule.


La France et les français(e)s ont maintenant peur de tout: du climat, de la science, de l’avenir, des OGM, des nanotechnologies, de la pluie et de la neige… Tout est fait pour maintenir une ambiance anxiogène, la peur est un excellent moyen de gouvernance. La politique de l’émotion a pris le pas sur celle de la réflexion, ce qui facilite grandement les désinformations de toute sorte. 

 

Précisons immédiatement que la théorie du complot n'a aucune place ici. L'analyse et l'observation des faits nous laisse penser que des intérêts réciproques économiques, politiques et idéologiques s'alimentent et entretiennent un climat d'urgence excluant autant que faire se peut une réflexion posée. 


A tout seigneur tout honneur: le climat.

Il occupe une place de choix dans le catastrophisme qui s’immisce dans la moindre parcelle de nos existences.

Florilège:

Il est possible de lire dans des copies lycéennes que "la première guerre mondiale était moins respectueuse de l'environnement que la seconde à cause des gaz utilisés dans les tranchées", ce qui donne une idée des priorités et du formatage des esprits! L'enseignement du développement dit durable est obligatoire à l'école, ce qui assure une bienveillance prospective auprès de nos chères têtes blondes, futurs électeurs, etc...

 

La majorité des médias saturent les ondes à coup d’annonces apocalyptiques. Le climat change, mais la température moyenne globale est stable plus depuis 18 ans. C'est une pause nous dit-on, ça sera encore pire lorsque le réchauffement repartira. Quand, comment, pourquoi? Mystère. Ce constat fort dérangeant, non prévue par les modélisations du GIEC commence à poser problème, mais pas en France. L’homme n’y serait-il pour rien  ?!!!

Un débat d’expert est engagé sur le fait que le 2° principe de la thermodynamique serait bafoué par les modélisations du GIEC, ce qui n’est pas rassurant. Certains s’interrogent sur les fondements même de la théorie de l’effet de serre radiatif, etc… La doxa habituelle évite d’aborder ces multiples questions et considère que toute remise en cause du dogme du réchauffement climatique d’origine anthropique (RCA) confine au négationnisme. Nous sommes loin du débat scientifique normal. 

 

Oui, c’est un fait,

L'homme pollue et gaspille, la biodiversité est impactée par nos activités.   C'est acté. Mais rien n'est écrit ou irréversible, la science n'est pas l'ennemie de l'homme, de la Terre et du progrès. Notre inquiétude devrait plutôt se manifester devant les dérives idéologiques de l'écologie fondamentaliste et son nouveau carcan constitutionnel, le principe de précaution. Il n'est pas question de passer sous silence les conséquences de Fukushima tout en partageant une approche     moins pessimiste. L'économie verte va certainement jouer un rôle majeur dans la mutation mondiale en cours .


Mais...

Sceptique ne veut pas dire autiste. Les mutations sociales, politiques et économiques en cours seront certainement radicales et il serait totalement irresponsable de vouloir ne rien voir changer. Sauf que l'idéologie ambiante française étouffe le pragmatisme.

 

Le catastrophisme érigé en outil politique comporte des limites: saturation des indignations, désinformation, dérives démocratiques, novlangue miroir aux alouettes.... La notion d'urgence assénée sans cesse ouvre la porte à toutes les dérives dans le domaine économique (Greenwashing et  Greenbusiness débridés) et sociétal (malthusianisme, antihumanisme de la Deep Ecology....). Lobésité et le diabète sont des maladies de civilisation. Nous pouvons ajouter "l'écocondrie" qui produit une foultitude d'"écocondriaques" et ce, dès le plus jeune âge grâce aux manuels  scolaires regorgeant d'inquiétude sur la montée des eaux et le devenir du saint panda.


Reprenons-nous.

Eriger le doute en système comporte des risques, mais le doute méthodique au sens de Descartes, posé comme condition première pour trouver matière à asseoir les fondements d’une certitude, paraît sain concernant le débat climatique et écologique. La culture scientifique et sa diffusion déficiente, privilégient la communication et le sensationnalisme plutôt que l’information. La démission face à la complexité ouvre un boulevard à l’effacement de l’esprit critique. 

 

Comment faire le tri dans le tsunami d’informations toutes plus angoissantes les unes que les autres ? Sans recul et en l’absence de mise en perspective critique, nous sommes prêts pour le formatage. Ce site tente d’apporter sa minuscule contribution au débat d’idées, sans aucune prétention scientifique ni philosophique. L'auteur de ces lignes, sceptique mais pas nihiliste, refuse la décroissance chère à José Bové (qu'il semble pratiquer assez peu par ailleurs), se complaît dans l'utilisation journalière des bienfaits de la science (sans tomber dans le scientisme de bazard) et ne supporte plus les jérémiades et le moralisme des écologistes médiatiques dont la sacro-sainte empreinte carbone est stratosphérique par rapport à celle du commun des mortels.


Donc, il est possible:

  1.  D'avoir une sensibilité écologique mais se définir écolocritique et d'être conscient que tout ne va pas bien sur cette  terre, 
  2. De trier consciencieusement ses déchets, s'acharner à faire pousser ses légumes dans un potager bio, replanter plus de 300 mètres de haie bocagère et une bonne cinquantaine de feuillus,
  3. De tenter de protéger quelques couples de Hiboux Grand-duc nichant à un kilomètre d'un projet éolien industriel plus communément appelé "hachoir à moineaux". 
  4. De tenter de faire entendre sa voix, via un blog, compte tenu du discours médiatique local, régional et national écolo-très-complaisant.

Bonne lecture 

 

Thierry Levent, écolocritique amateur, rurbain et omnivore.

 

Auteur et animateur de ce site.