Scepticisme climatique: au fou!







 

 

 

La pénurie (espérée?) des combustibles fossiles provoquera une crise énergétique bienvenue pour le climat car elle cantonnera la hausse des températures à une valeur inférieure à 2°C en 2100 [1]! Enfin une bonne nouvelle, du moins pour les obsédés du CO2… La météo clémente de l’hiver 2011 a permis de réduire la consommation d’électricité française de 33TWh soit l’équivalent de 6 réacteurs nucléaires (Le Nouvel Observateur, 12 janvier 2011, n° 2462).

Le réchauffement climatique favorise l’hybridation. Après le prizzli (né d’un ours polaire et d’une femelle grizzli) voici les requins hybrides, c’est à dire l’apparition d’une nouvelle espèce plus résistante aux conditions environnementales dans les eaux australiennes (Marianne, 14 au 20 janvier 2012). Nous vivons en direct la capacité adaptative du vivant.

Le froid tue moins que le chaud puisque nous avons eu à déplorer une mortalité record en 2012 (571 000 décès) en raison d'une vague de froid exceptionnelle et des épidémies hivernales l'accompagnant (grippe, gastro-entérite...). Les  562 000 morts de l'année 2003 et sa célèbre canicule sont dépassés (Marianne, édition du 19 au 25 janvier 2013). 

 

Le scepticisme, maladie mentale?

Le scepticisme face à la doxa « réchauffiste » du GIEC est fortement suspect. Il revient à vous faire passer pour un casseur de science, un malsavant en fin de carrière profitant de l'aubaine médiatique pour continuer à faire parler (Cahier du Monde, n° 21151 du samedi 19 janvier 2013). 

Le scepticisme est une composante indispensable de la démarche scientifique. Adopter une démarche critique est l’instrument principal du progrès de la connaissance. « Nous ne pouvons que débusquer l’erreur, jamais démontrer la vérité », Karl Popper applique ce principe à la démarche scientifique et affirme qu’est scientifique une théorie réfutable, dont la fausseté est démontrable. « Le progrès scientifique ne consiste pas en une accumulation d’observations mais en un rejet des théories moins satisfaisantes et leur remplacement par des meilleures ». On ne peut donc jamais affirmer qu’une théorie est vraie, mais seulement dire que l’on n’a pas encore démontré qu’elle était fausse [2].

 

Quelques constats embarrassants

Depuis 1998, selon les tableaux publiés par le GIEC lui-même, le réchauffement marque le pas. Ceci pose un problème et conduirait à la remise en cause des thèses du GIEC si cette situation devait persister comme le reconnaît honnêtement (c'est pas fréquent) Jean Jouzel vice-président du GIEC [3]. La température globale de la Terre est stable depuis 15 ans (source : Hadcrut et RSS) malgré l’augmentation de la concentration atmosphérique en CO2, que les océans sont en léger refroidissement depuis 2003 (mesures des 3300 sondes Argo, de la surface à – 1000 m), que le taux de CO2 n’est que de 0,04% de l’atmosphère, et que la part du CO2 anthropique est estimée à moins de 4% du CO2 total (les échanges naturels étant très majoritaires).Deux publications (Ole Hulum et al, Murry Salby et al [4]) montrent que  le CO2 émis à partir des sources anthropiques n'a apparemment qu'une faible influence sur les variations du CO2 atmosphérique et les variations du CO2 atmosphérique ne suivent pas les variations des émissions humaines.En in, pour une part significative, le CO2 est contrôlé par la température du globe et non l’inverse.

 

Critique scientifiques raisonnées. 

Les mécanismes des variations climatiques ne sont pas univoques. Comment imaginer que le seul CO2 puisse expliquer, non pas un dérèglement (le terme est trop connoté idéologiquement), mais une modification de cette machinerie complexe qu’est le climat. Le soleil, les océans, la Terre elle-même, la physique des particules extra-terrestre… constituent un mélange détonnant qui rend la modélisation problématique. Ce qui rend encore plus critiquable les seuils d’incertitude où de confiance, « nous sommes certains à 90% que … » qui nous sont présentés dans les rapports du GIEC.

«Les barres d’erreurs sont si grandes que les deux hypothèses (réchauffement ou refroidissement), sont encore compatibles… Un retour de bâton antiscience est possible s’il s’avère que le réchauffement climatique cesse où que celui-ci ne soit pas aussi catastrophique qu’annoncé…Les milles meilleurs climatologues se seraient donc plantés, pourquoi croire encore les scientifiques [4]?». Nous serons fixés dans 20 ans, la quantité et la qualité des mesures seront alors suffisantes pour confirmer telle ou telle hypothèse.

L’’Académie des sciences, qui a été saisie par plusieurs scientifiques à la suite d’une polémique initiée par Claude Allègre, a rendu une conclusion. Sauf qu’il n’y a pas de conclusion réelle puisque les quatre premiers points de celle-ci sont des répétitions de la vision du GIEC. Les autres précisent que, « nos données couvrent une période insuffisante, le système est chaotique et peut-être non prédictible, les incertitudes sont manifestement sous-estimées, la physique des nuages mal comprise… ».

Ce qui fait beaucoup d’incertitudes officielles.

Comme le répète Vincent Courtillot [5], « les journalistes ont repris les quatre premiers points et ont dit que le rapport donnait raison au GIEC. Mais c’est faux ! Le rapport liste des conclusions incompatibles ! ».

Le débat reste donc possible.

 

Bibliographie :

1. A. Nicolas. Energies : une pénurie au secours du climat ? Editions Belin : pour la science. 2011

2. Sciences humaines. Hors-série/Les guides n°1 ; Mai/juin 2010.

3. Jean Jouzel in Querelles écologiques et choix politiques. Penser la société. Editions Odile Jacob, 2011.

4. http://www.pensee-unique.fr/news.html7

5. Vincent Courtillot in Querelles écologiques et choix politiques. Penser la société. Editions Odile Jacob, 2011.