Panorama d'un coup de gueule.


 

De l’inculture scientifique et de ses conséquences.

 

Le samedi 26 mai 2012, j’effectuais quelques achats dans une jardinerie et j’entendis la radio locale diffuser qu’une journée consacrée à l’écologie durable était organisée dans une ville voisine et qu’un film intitulé, « Comment survivre au progrès », serait à l’affiche. Vous avez bien lu,  « COMMENT SURVIVRE AU PROGRES ! ». Nos ancêtres devaient certainement se poser la question inverse : comment survivre SANS le progrès ? Otzi, le célèbre homme des glaces, vieux de 5300 ans, qualifié de vieillard à l’âge de 40 ans lorsqu’il est mort, en savait quelque chose puisqu’il présentait une arthrose avancée des genoux, une maladie de Lyme, une maladie cardio-vasculaire, des calculs biliaires et une dentition déplorable.

La science et la misère de son enseignement autorise à faire passer les pires imbécilités. Elle est pourtant un facteur majeur de redressement économique qui permet aux citoyens de bénéficier d’outils critiques et de compréhension [1].


Ainsi donc, le réchauffement climatique gouverne totalement notre existence mais oser remarquer timidement, que l’hypothèse du rôle prépondérant du CO2 d’origine anthropique dans le réchauffement (nié par personne) climatique n’est toujours pas démontrée est impensable. Corrélation n’est pas encore causalité. Ce débat scientifique normal, est pollué par l’idéologie. Les derniers avatars en date étant le mystère de la chaleur manquante qui risque d’invalider le modèle officiel [2], le comportement étrange des glaciers de l’Himalaya qui avancent au lieu de reculer [3]. Le modèle climatique du GIEC viole en toute impunité le deuxième principe de la thermodynamique [4]. Même avec les progrès extraordinaires de l’informatique, la précision de l’avenir décrit par la modélisation d’un système chaotique comme le climat laisse dubitatif. Celles et ceux qui se sont intéressé aux mathématiques du chaos, savent que l’état final des modèles ne correspondent absolument pas aux données initiales ayant fait l’objet d’itérations multiples par les programmes informatiques testés. 


Il est invraisemblable d’engager à marche forcée des pans entiers de notre économie, particulièrement dans le domaine de l’énergie, vers des horizons incertains sur des bases théoriques qui restent à démontrer. La raréfaction des matières premières étant un autre débat. Il est beaucoup plus vendeur de jouer sur la peur, alimentée par l’ignorance que de poser clairement le problème. Trop compliqué, il vaut mieux crier au loup.

 

Les fausses évidences où l’art de l’enfumage.

Le discours écologistes en est truffé, malheur à celui qui les remet en cause.

 1. L’environnement pas forcément méchant.

Les facteurs environnementaux, n’auraient une responsabilité que dans 2% des décès par cancer dans une société industrialisée telle que les USA [5]. Notion confirmée par l’Académie des Sciences, de Médecine et du Centre International de recherche sur le cancer [6,7]. Le chiffre de 2% était lui aussi retrouvé, « la pollution n’a qu’un rôle très limité, 0,1% des cancers, si l’on s’en tient uniquement aux cancérogènes avérés». Certains écologistes s’étranglent devant ces conclusions considérant qu’il s’agit de propos négationnistes.

 2.Les OGM pas forcément toxiques.

N’en déplaise à José Bové, rien ne permet aujourd’hui de dire que les OGM sont nocifs pour la santé publique. L’AFSSA a fait savoir qu’ »aucun problème de santé, qu’il s’agisse de toxicité ou d’allergénicité, n’a pu être spécifiquement attribué à un OGM mis sur le marché [8]». Plus récemment, elle a établi qu’il n’y avait pas de motif de santé publique à l’interdiction du maïs MON810 et MON863, la commission du génie biomoléculaire ayant rendu un avis positif [9]. Avec un minimum de culture scientifique et donc d’esprit critique, n’importe qui peut démonter les biais statistiques de l’étude de Séralini [10] Tous les ingrédients du débat scientifique sacrifié sont présents alimenté par les médias trop heureux de faire du chiffre : opération de communication, fraude scientifique où la méthodologie sert à conforter des résultats écrits d’avance, financements opaques et intéressés de la grande distribution, s’insurgent des chercheurs de l’INRA, du CNRS où de l’Inserm, forcément corrompus et baignant dans le conflit d’intérêt, à la différence bien sûr de Séralini [11,12].

 3.Le simplisme érigé en mode de pensée.

Tout doit être noir ou blanc. La chimie et les OGM sont forcément des armes de destruction massives bien que la complexité de leur objet d’étude est énorme «Toxiques ou pas ? On n’en sait rien», Science&Vie, septembre 2012. Finalement, après des années de terreur savamment entretenue, les nitrates seraient bons pour la santé (Science&Vie, octobre 2012) !

Les circuits courts ne réduisent pas toujours l’empreinte écologique [13], ce n’est pas mon cerveau torturé qui le dit, c’est l’ADEME !

12 années de recherche pour pas grand-chose sur le risque de cancer occasionné par les téléphones portables [14], les leucémies infantiles autour des centrales restent du domaine de la spéculation [15], les pesticides « bio » peuvent être plus dangereux que ceux issues de l’industrie chimique [16], les maladies chroniques sont devenues l’ennemi N°1 au niveau mondial [17] etc… Greenpeace reste de marbre.

Une bonne nouvelle. La marque « Passage du Désir », a choisi de miser sur le « développement durable du couple » en lançant une grande opération de Bonus-Malus écologique destiné à promouvoir une gamme de 18 sex-toys rechargeables au soleil et à contribuer à la reforestation en Afrique [18] qui en sera éternellement reconnaissante.

 

Le compréhensible désappointement d’EE-LV.

La transition énergétique Allemande est très énervante pour les écologistes. Comme le constate Mr Marian Rappel, porte-parole de l’opérateur Amprion, « pour arriver à un approvisionnement 100% vert, il faudrait une météo quand même très rare, avec beaucoup de vent, voire un tempête dans le nord (où sont installées l’essentiel des éoliennes) et du soleil partout ailleurs [19]». Sans compter que l’abandon du nucléaire va coûter entre 200 et 400 milliards d’euros à nos voisins d’outre-Rhin [20]. Une partie de cette somme sera destinée à financer l’expansion du réseau électrique, plus 2000 kilomètres de lignes à haute et très haute tension, malgré l’opposition grandissante des populations. Il est évidemment très malpoli de rappeler que le prix de l’électricité le plus élevé se situe au Danemark (30 c€/kWh) et en Allemagne (25 c€/kWh), pays présentés comme le paradis des énergies renouvelables. Pour mémoire le tarif français est de 18 c€/kWh [21].

Le score d’Eva Joly à la présidentielle ressemble à un accident industriel. Dès lors, céder à un parti politique tel qu’EE-LV l’idée d’une transition énergétique à marche forcée empreinte d’idéologie simpliste, semble suicidaire. Il serait d’ailleurs intéressant qu’EE-LV s’interroge rapidement sur ces scores électoraux en nous épargnant l’argument classique que ces chiffres sont finalement sans importance puisque la diffusion des idées écologiques au sein de la société est prégnante, c’est d’ailleurs une bonne chose et il faut s’en réjouir. Les citoyens font évidemment la différence entre les idées et leurs représentants, en l’occurrence les écologistes politiques. Et là, évidemment, tout se gâte puisque Gaby, le frère de Dany, parle de Politburo en évoquant l’organisation d’EE-LV [22].

 

L’énergie ne doit pas être celle du désespoir.

Imaginer régler le problème de l’énergie grâce au «potentiel énorme d’économie d’énergie », est en partie un leurre. EE-LV reste bloqué sur le scénario Négawatt qui contient des pistes intéressantes, mais présentant des limites sérieuses [23], Négatep où le rapport  Energies 2050 restant ignorés par les écologistes. La vérité de notre avenir énergétique se trouve quelque part au milieu de ces travaux.

La volonté de sortir du nucléaire se heurte à des constats très désagréables comme les contes de fée du faible coût de la transition énergétique, du bénéfice environnemental des EnR, des moyens de stockage de l’énergie, de la voiture électrique, du soleil gratuit, des éoliennes miraculeuses, du courant écologique et du saut technologique imminent des EnR [24].

Pourquoi renoncer au gaz de schiste (GDS) alors que nos réserves sont évaluées dans une fourchette allant de 1 à 100 milliards de baril d’huile, même si la part réellement exploitable est inconnue [25]. L’agence International de l’Energie a présenté les règles de bonnes conduites pour son extraction. Mais comme Bové a décrété, qu’après le nucléaire, le GDS était à bannir pour la fin des temps, nous risquons de connaître encore longtemps une dépendance énergétique pour le moins handicapante au bénéfice, entre-autre, de la Russie qui ne nous fera aucun cadeau.

La filière éolienne, vitrine incontestée des bobards de l’énergie verte, accélère sérieusement sa dégringolade boursière. En France, certains conservent leur lunettes vertes et répètent les éléments de langages du Syndicat des Energie Renouvelables (lobby bien en vue), que les EnR vont créer des dizaines de milliers d’emplois et assurer notre indépendance énergétique. Peu importe que Vestas, leader mondial, disparaisse purement et simplement de la bourse de Copenhague dès fin mai et augmente son plan de licenciement de 50% à 2335 personnes. Il est pour le moins curieux qu’EE-LV ne se lance pas enfin dans une analyse critique de ce qui ressemble à l’éclatement une bulle spéculative [26.]

Pendant de temps, le surcoût généré par l’EPR de Flamanville paraît totalement anecdotique face à celui estimé de la transition énergétique française, soit 40 milliards d’euros pour le réseau électrique, 25 milliards d’euros /an sur 20 ans pour remplacer totalement nos centrales nucléaires par les EnR !

La pensée complexe et les usines à gaz.

L’appropriation locale des moyens de production énergétique reste purement théorique. Les débats citoyens que les écologistes nous serinent, semblent à mille lieux de ce que nous vivons concrètement concernant la filière éolienne par exemple. De la belle image mais une pratique démocratique évanescente. Ce qui est présenté comme une urgence climatique justifie soit l’absence de véritable débat, soit la confiscation des décisions par quelques experts. Le plus bel exemple étant celui des Schéma Régional Climat-Air-Energie: bel emballage, part belle à quelques cabinets d’experts certainement très bien rétribués, aucun chiffrage disponible, des réunions territoriales de concertation sans aucun impact sur des décisions déjà prises, Participation directe aux réunion du lobby du renouvelable, quasi absence des associations d’opposants, tentative de désintégration des dispositifs de protection autour des ZDE classées ICPE, démocratie électronique peu contraignante.

Dans un bel élan militant, EE-LV milite pour la création d’un hypothétique service public de l’énergie au niveau européen, pour éviter la marchandisation de l’énergie et lever les fonds nécessaires à la transition énergétique. Il y a urgence car la marchandisation est déjà bien avancée les fonds à lever pour la transition énergétique étant stratosphériques et hors de portée pour l’heure compte tenu de la dette.

En fait l’équation écolo est insoluble : disparition du nucléaire et du CO2. Il va falloir attendre l’arrivée d'un génie pour nous sortir de ce dilemme. Nous risquons d’attendre un moment….

 

TL, janvier 2012.

 

 

Bibliographie:

1. Brahic. A. La science, une ambition pour la France ; Editions Odile Jacob, 2012.

2. Science-Vie, juillet 2011.

3. Science-Vie, mars 2011.

4. G.Gerlich, RD. Tscheuchner; “Falsification of atmospheric greenhouse effect within the frame of physics”. IJMP-B, vol.23, n° 3(2009).

5. American Cancer Society, Facts & Figures 2006.

6. Maurice Tubiana. Arrêtons d’avoir peur ! Editions Michel Lafon, 2012.

7. International Agency for Research on Cancer, Académie Nationale de Médecine, Académie des Sciences, Fédération nationale des centres de Lutte contre le Cancer. Attribuable causes of cancer in France in the year 2000, OMS, Lyon.

8. AFSSA, OGM, et alimentation :peut-on identifier et évaluer des bénéfices pour la santé ?, 2001.

9. Commission du génie biomoléculaire, Avis du 23 novembre 2004.

10. Science-Vie, novembre 2012.

11. Marianne, 29 septembre au 5 octobre 2012.

12. Faut-il avoir peur des OGM ?. Signe de Vie, journal de la santé, Institut Pasteur de Lille, n° 28, novembre 2012.

13.http://news.fe.msn.com/ecologie/novethic/les-circuits-courts-ne-r%c3%a9duisent-pas-toujours...

14. Science-Vie, juin 2010.

15. Science-Vie, mars 2012.

16. Science-Vie, septembre 2010.

17. Science-Vie, décembre 2011.

18. www.bioadicr.fr, 27 mai 2012

19. Le Monde.fr avec AFP ; 30.05.2012

20.htt://www.journaldelenvironnement.net/article/les-prix-du-gaz-et-de-l-electricite-ne-cessent-de-grimper-en-europe,29209

21. Source-bioaddict fr, www.bioaddict.fr, Mise à jour : mercredi 23 mai 2012.

22. Gabriel Cohn-Bendit. A bas le Parti Vert ! Vive l’écologie. Editions MORDICUS/

23. Le Monde hors-série, décembre 2011.

24.http://www.eike-klim

energie.eu/uploads/media/Dreizehn_undzwei_Energiewendemaerchen-3gendg.pdf

25.http://www.actu-environnement.com/ae/news/aie-golden-rules-hydrocarbures-non-conventionnels-15799.php4#xtor=ES-6

26.http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/energie-environnement/energies-renouvelables /221147335 /cachez-cette-bulle-verte-que-je-ne-saurais-voir