L'optimisme est devenu très suspect.


Des préoccupations majeures moins « sexy » que les ours polaires, qui ne sont pas en voie de disparition [1], devraient interpeller nos écologistes politiques.

Les vraies urgences sont celles mettant en cause des affections de destruction massive [2] comme les pathologies infectieuses et l’augmentation vertigineuse de la fréquence des pathologies chroniques au niveau mondial qui ont fait 36 millions de morts en 2008, les projections pour 2030, si rien n’est fait, tendent vers 52 millions [3].


Le problème est celui de la hiérarchisation des priorités et des choix budgétaires dans un contexte de morosité économique durable.

« Est-il intelligent de s’apprêter à dépenser plusieurs centaines de milliard d’euros par an pour tenter de réduire les émissions de GES, alors que 100 milliards par an suffiraient à donner à tous les habitants de la planète qui en manquent aujourd’hui un accès à l’eau et à une hygiène minimale, ainsi qu’à un minimum de soins et d’éducation [2] ? ». Le coût de la stratégie « 20-20-20 » Européenne officiellement estimé à 20 milliards d’euros/an, pourrait être en fait de 210 milliards d’euros/an [4]. Malgré les incantations de Copenhague, les émissions de CO2 ont atteint un niveau record en 2010 et 2011 [5]. L’Agence Internationale de l’Energie nous prédit les pires tourments.


Le dogmatisme écologiste est en train d’égarer notre réflexion des vrais enjeux, détournant des investissements cruciaux. Pour un coût de 165 milliards de dollards/an, celui de la réduction des GES aux niveaux de 1999, le bénéfice en terme de vie sauvées serait marginal au regard de celui qu’il serait possible de tirer d’un investissement quatre à cinq fois moindre dans l’adaptation des cultures agricoles, la lutte contre le paludisme et la protection des côtes [6].

Un euro dépensé dans la lutte contre le réchauffement climatique « rapporte » 90 centimes de bénéfice, mais la même somme « rapporte » 16 euros contre la faim, et 20 dans la santé [7].

 

1. Quelques bonnes nouvelles…

L’espérance de vie a fait un bon prodigieux : l’hygiène, l’éducation et une meilleure santé expliquent cette tendance [8]. C’est le vieillissement de la population qui « permet » majoritairement l’émergence des pathologies cancéreuses.

Le nombre de victimes des évènements météorologiques extrêmes a très nettement diminué depuis le début du XX° siècle. Les populations sont mieux informées, préparées et protégées face aux catastrophes. La diminution quantitative est phénoménale : elle est de 94% à 98% selon les critères retenus [9]. Même la famine et la malnutrition ont reculé [10,11] !

La bombe démographique à fait long feu, il est désormais avéré que la « transition démographique » est en voie d’achèvement [12], la fécondité est descendus jusqu’au seuil de remplacement (2,1) [13].

 

2. Les grandes peurs sanitaires et leur instrumentalisation.

2.1. Les produits chimiques.

La chimie est marquée du sceau de l’infamie, en oubliant bien entendu que cette discipline est à l’origine de nombreuses avancées sanitaires: chlore et potabilité, produits phytosanitaires et agriculture, médicaments…etc. Tout ce qui est naturel n’est pas nécessairement plus sain, les graines germées bio de Basse-Saxe nous le rappellent. La méta- analyse d’Alan Dangour montre que les bénéfices nutritionnels de l’alimentation biologique ne sont globalement pas supérieurs à ceux de l’alimentation traditionnelle [14]. La contre-enquête de Rivière-Wekstein remet les pendules à l’heure sur le bio [15].

La manipulation de la notion de seuil est un jeu d’enfant. Les effets carcinogènes des pesticides de synthèse sont considérablement surestimés dans le cadre d’une alimentation normale [16]. Diverses ONG avancent que les pesticides causeraient « d’après l’OMS », la mort de 200 000 personnes par an. Sauf que ce nombre résulte de l’addition de deux évaluations arbitraires qui n’ont fait l’objet d’aucunes publications scientifiques et, d’autre part, que 200 000 soit 90% de ces décès supposés sont…des suicides par empoisonnement [1,17]. Il en est de même des effets des perturbateurs endocriniens qui ne sont toujours pas démontrés [18]. Il faut cependant rester prudent car la notion d’effet cocktail et la sensibilité spécifique de chaque individu pourrait changer la donne.

Les facteurs environnementaux, n’auraient une responsabilité que dans 2% des décès par cancer dans une société industrialisée telle que les USA [19]. Cette notion a été confirmée par l’Académie des Sciences, de Médecine et du Centre International de recherche sur le cancer [20,21].

2.2. Crainte du progrès et OGM.

Nous atteignons là des sommets d’irrationalité. Il ne s’agit pas de défendre l’approche mercantile des grandes firmes comme Monsanto, mais bien d’analyser le fond scientifique.

Rien ne permet aujourd’hui de dire que les effets des OGM sont nocifs pour la santé publique. L’AFSSA a fait savoir qu’ »aucun problème de santé, qu’il s’agisse de toxicité ou d’allergénicité, n’a pu être spécifiquement attribué à un OGM mis sur le marché [22]». Plus récemment, elle a établi qu’il n’y avait pas de motif de santé publique à l’interdiction du maïs MON810 et MON863 [1], la commission du génie biomoléculaire ayant rendu un avis positif [23]. Les craintes liées à l’ingestion des OGM proviennent de travaux sur les rats [24] vivement critiqués car méthodologiquement indigents. De la même façon, la crainte pour la biodiversité reposait sur des expériences de laboratoire très loin de la réalité du terrain [25].

Les OGM représentent 25% des surfaces cultivées aux USA. Aucune épidémie létale à la suite d’ingestion d’OGM par 300 millions d’américains et des dizaines de millions de visiteurs depuis 1999 n’est à déplorer. Des effets bénéfiques à l’utilisation des OGM sont patents : lutte contre la malnutrition, réduction des quantités d’eau utilisée en agriculture, moins d’énergie et de pesticides-herbicides. Les OGM pourraient favoriser la biodiversité en réduisant le besoin d’expansion des terres arables au détriment des forêts. Le recours aux biotechnologies permettrait d’accroître la productivité de 2%/an permettant en 2050 de faire revenir à la nature 484 millions d’hectares tout en nourrissant la population mondiale à sa faim [26].

2.3. Le faux problème de la rareté.

Les pessimistes ont une vision statique des ressources en décalage avec la réalité de leur exploitation par l’homme. Pour la plupart d’entre-elles, le nombre d’années restantes de consommation tend à augmenter : découvertes, progrès techniques, changement des habitudes de consommation, prix… [1]. Restons néanmoins prudent, la pénurie de certains minerais pourrait mettre en péril des pans stratégiques de notre économie [27]. 

Depuis le début du XX° siècle, les rendements agricoles ont augmentés de 400%, et la production par habitant de 50% [28]. La FAO prévoit que la production annuelle de céréales par habitant continuera d’augmenter, 340 kg en 2050 [29]. Le recours aux techniques agricoles les plus modernes permet de réduire la surface cultivée, les quantités d’engrais utilisés et l’érosion des sols [30]. Rappelons que la faim est liée à un problème de répartition [31].

La fin du pétrole est toujours attendue, ressources de mieux en mieux exploitées, évolutions technologiques et modification des besoins, prix de la ressources et modifications comportementales, rareté et rentabilité des ressources jusques là difficilement exploitable.

La déforestation est un problème surtout en zone tropicale mais pas une catastrophe. Depuis 1945, la surface forestière semble être restée inchangée [32], la forêt plantée ne représentant que 7%. Ces 10 dernières années, moins de forêts ont été détruites (13 millions d’hectares) qu’entre 1990 et 2000 (16 millions d’hectares- source FAO).

2.4. La biodiversité menacée ?

Nous serions en train de vivre la « sixième grande extinction » des espèces. Seul problème, il n’existe aucun ensemble de données empiriques permettant de valider ces propositions. Nous ne savons toujours pas mesurer avec précision le nombre d’espèces qui vivent aujourd’hui sur terre. Les sources primaires d’informations sur la biodiversité sont sujettes à une série de biais qui affectent profondément leur interprétation et leur fiabilité [33]. En outre les prévisions sur la disparition des espèces s’appuient sur des modèles mathématiques simplistes conduisant à surestimer la perte de biodiversité, la disparition des espèces serait moins grave que redouté [34]. « Il reste 7,5 millions d’espèces à découvrir [35] » sans oublier les procaryotes (bactéries, archées) dont la masse totale dépasse de loin celles des eucaryotes.

« De toute évidence tout ne va pas pour le mieux sur notre planète, Doit-on parler pour autant de situation catastrophique ?…Sur quelles base scientifiques reposent ces affirmations. Car il faut être conscient que l’idéologie affleure dans de nombreux propos concernant la biodiversité, sacralisée, au point que tout bémol apporté au « prêt-à-penser » distillé par les militants apparaît comme une trahison…il s’agit de retrouver un peu d’impertinence   par rapport au discours mécanique et bien rodé des ONG internationales ou de certains lobbies scientifiques en quête d’argent, de pouvoir et de reconnaissance médiatique [36] ».

2.5. Le réchauffement climatique : pas de panique.

Ces quelques informations doivent diminuer d’un cran notre niveau d’anxiété:

§  A l’horizon 2100 une augmentation de l’intensité de l’activité cyclonique (+ 2 à 11%) est prévue mais également une diminution de leur fréquence (- 6 à 34%) [37].

§   Le lien entre réchauffement et augmentation du paludisme est inexistant [38]. C’est l’humidité et non la chaleur qui favorise cette pathologie1.

§  Il n’existe aucune corrélation statistiquement significative entre réchauffement et augmentation des coûts des désastres naturels [39].

§  L’augmentation constante du niveau de la mer n’est pas l’hypothèse la plus probable [40].

§  L’homme pourrait s’adapter sans trop de problème à une montée des eaux de quelques millimètres par an. En outre, au rythme de 2 à 6 millimètres par an, certains pays continueraient à gagner autant en surface par sédimentation que par érosion [41]. Pour le Bangladesh, au moins un milliard de tonnes de sédiments par an sont charriés par les rivières de l’Himalaya compensant largement la montée du niveau des mers [42].

§  On meurt deux fois plus de froid aux USA [43], que de chaleur. Rappelons que le petit âge glaciaire qui a fait suite à l’optimum médiéval a été marqué par des famines épouvantables.

§  Malgré ce que claironne le rapport Stern [44], même en l’absence de mesures de mitigation, le réchauffement ne « coûterait » que 2,5% du PIB mondial par an [45].

§  Le réchauffement et la hausse du CO2 ont entraîné une augmentation de la productivité de 6% de la végétation entre 1982 et 1999 dans l’hémisphère Nord en dopant certaines plantes, une augmentation des précipitations dans l’hémisphère Sud [46],un accroissement de 14% de la production agricole [46,47].

§  Un doublement du CO2 ne ferait descendre le PH des océans que de 0,19, il s’agirait dès lors d’une « moindre » alcalinité [48]. L’effet attendu sur les coraux serait modeste [49], certains phytoplanctons bénéficieraient même de cette situation [50].

§  Le concept de conflit environnemental est fondamentalement erroné [51]. Pire, « Se contenter d’étiqueter le conflit du Darfour comme une « guerre climatique », fait abstraction des motivations politiques et économiques du conflit et laisse inopinément le régime de Khartoum s’en tirer à bon compte [52]».  »Les chaînes de causalité qui vont du changement climatique à ses conséquences sociétales telles que la guerre sont longues et empreintes d’incertitude [53] ».

§  La notion n’a certainement aucune pertinence [54]. « Les grands flux de population liés au changement climatique qu’ils soient rapides, à la suite de catastrophe, ou lents du fait des modifications des conditions locales resteront exceptionnels [55]». La désertification et l’appauvrissement des sols sont souvent dus à la surexploitation du milieu naturel. L’image des « armées de zombies [56] » assiégeant les pays riches en dit plus sur les peurs occidentales que sur la réalité des changements climatiques [57].

 

 

Finalement…

« Il est possible d’avoir une vision du monde plus optimiste et d’écarter les scénarios les plus sombres au profit de ceux qui sont les plus probables, fondés sur l’adaptabilité des sociétés humaines. Ce point est fondamental [1] ». Il faut croire que seuls les néandertaliens étaient capables d’adaptabilité. L’irrationalité des comportements humains, l’impact social des innovations fait dire à Karl Popper « Qu’il ne peut pas y avoir de prédiction du cours de l’histoire humaine à l’aide de méthodes rationnelles de type scientifique [58] ». La prospective économique et technologique sont qualifiée pour la première de « voie royale de la bourde mirobolante [59] », la seconde est entachée d’un taux d’erreur de 80% [60]. 


Il existe une corrélation entre enrichissement et amélioration de l’environnement [61]. La meilleure protection contre le réchauffement planétaire est la prospérité planétaire [62]. Choisir la décroissance est respectable, mais c’est un luxe de pays riche [1].

 

TL, mai 2012.

 

 

Bibliographie

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