Verts divers.


 









A l’international, Sven Teske, coordinateur de Greenpeace pour les questions climatiques, a élaboré le seul scénario apocalyptique d’élévation des températures globales retenu au sein de 245 scénarii issus des ordinateurs du GIEC.

 

Toute idée d’une commande du GIEC à Greenpeace est évidemment d’une perversité évidente. Teske s’est insurgé à la lecture d’un article paru dans The Economist, critiquant le montant injustifié des subventions au photovoltaique en Allemagne. Tout s’éclaire lorsque l’on sait que Sven Teske se comporte comme un lobbyiste patenté de l’industrie photovoltaique en publiant de nombreux papiers publicitaires pour le compte du groupe de pression intitulé « European Photovoltaic Industry Association ».

 

«C’est donc un dirigeant officiel de Greenpeace, payé par le lobby de l’industrie photovoltaique, qui est à l’origine du seul scénario affirmant contre toute évidence que près de 80% de l’énergie de la, planète pourrait être fourni en 2050 par les énergies renouvelables [1,2] ».

 Hé oui, il n’y a pas que ces affreux lobbyistes du pétrole. Quant à affirmer que les éoliennes et les panneaux solaires vont permettre de produire 80% de notre énergie, c’est prendre ses désirs pour des réalités et vouloir nier les lois élémentaires de la physique. Dans le domaine de la désinformation, on en n’est plus à une hérésie de plus ou de moins.

 

Il n’y a pas que les écologistes politiques en vue pour nous faire des leçons de morale. Certain(e)s ont bien senti l’effet d’aubaine du job de « l’écologiste-de-la-société-civile-qui-porte-la-bonne-parole ». Ainsi Maud Fontenoy, bombardée ambassadrice des océans, rien de moins, occupe le créneau de la bonne conscience verte en nous abreuvant de livres inoubliables (mon bébé écolo, mes vacances écolos, ma maison écolo…). Ceci ne l’empêche pas de se précipiter sur un aller-retour express au Groenland pour poser devant les objectifs avec JL Borloo alors ministre de l’écologie (Mariannes, éditions du 19 au 25 janvier 2013). Cachez cette empreinte carbone que je ne saurai voir, mais pas celle des autres. Cécile Duflot, adepte des voyages vers les îles lointaines ensoleillées (c’est son droit), n’est pas loin de partager l’avis de Maud.

 

TL, novembre 2012

 

Bibliographie :

1. C. Gérondeau. Ecologie, la fin. Editions du Toucan, 2012.

2. S. Furfari. L’écologie au pays des merveilles. François Bourin Editeur, 2012.